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  • amelieboissel

J'aime la communication, pas la façon dont on me l'a apprise


Début de semaine, j'ai écouté un audio de Krystal Turcan, une véritable source d’inspiration pour moi. Dans sa nouvelle création digitale artistique, une musique italienne et la passion m’a envahit. Vous savez pourquoi j’ai longtemps détesté mes études dans le marketing et la communication ?


Eh bien je vais vous l’avouer, parce que c’était chiant. D’un ennui à en dormir sur sa table. Et je ne vous le dit pas au sens figuré. Et aujourd’hui illumination. Si l’on m’avait parlé de matrice, de schéma et de dossier comme un enfant parle de sa dernière découverte, j’aurais mordu à l’hameçon. Je me serais projetée. Mais non, ce n’est pas ce qui s’est passé. Au lieu de ça, j’avais des personnes de tout sexe en train de lire des power point avec cette même voix monotone pendant des heures. Mais qu’est ce que je fous là ? Mais j’apprends quoi exactement là ? Et vous ? Pourquoi vous êtes ici ? Vous kiffez seulement de faire ce métier ? Pour vous situer un peu le désastre, ce sont des pages de techniques prénommées SWOT, PESTEL, AIDA et GÉRARD (nan mais tant qu’à faire autant leur donner des prénoms de personnes, ce serait plus drôle à apprendre). Je n’ai rien contre vous les Gérard vraiment, vous avez un très grand coeur. Et donc ce sont des techniques à appréhender et à intégrer au plus profond de ses cellules pour pouvoir l’appliquer sur n’importe quelle idée qui nous passe par la tête et pondre 20 pages de dossier avec ça. Où est la passion, le soleil, le rire et les crevettes ? Nan parce que la je suis juste formée à devenir quelqu’un d’horriblement triste et fade en réalité. Après une crise existentielle essentielle, aujourd’hui je crois savoir. Mon besoin de faire, de contribuer à quelque chose qui ait du sens, mon côté extravagant artistique que personne ne comprend vraiment même pas moi mais je le fais parce que ça me fait kiffer. Eh ouais ! Et pourquoi pas ? Pourquoi pas vous ? Et pourquoi pas du tout en fin de compte ? Ce mélange de folies, d’envies, de valeurs me font dire aujourd’hui que j’aime la communication mais pas comme on me l’a enseigné. C’est juste qu’on a voulu me mettre dans une case qui n’est pas faite pour moi. Parce que où est-ce que je range toute mon extravagance ? AH, il n’y a plus de place ? Je me suis rendue compte que c’est parce que je n’avais pas cherché / appris à me connaître que je sentais que quelque chose n’allait pas mais je ne savais pas quoi et qui du coup me pousser à rester là où j’étais. Comme bloquée dans un niveau. J’ai cette image de la petite voiture dans le jeu qui se tape au mur sans cesse. Si on m’avait raconté une histoire de paillettes, d’inspiration, de créer avec des couleurs, des sons et des odeurs alors là j’aurais dit : ah oui !! Ça ! ça, me correspond. Parce que moi je kiffe écrire des chansons pour les mariés sous fond de musique connue, écrire des mini spectacles qui ne font rire que moi, être prise d’une envie folle de créer quelque chose comme un schéma, un audio, un post sur les réseaux et peu de temps après me dire « hmm on va peut être pas le faire ». Parce qu’au final, avant d’être une histoire de faire du bizz et des pitch enjoliveur digne d’un discours politique, la communication c’est savoir créer du lien avec la personne ou un groupe de personnes en face de soi et il y a plein de manières de le faire. Essayer de comprendre ses besoins, ses difficultés, ses attentes pour pouvoir construire quelque chose ensemble qui ait du sens (oui on en revient toujours à la même chose, le sens la contribution toussa). Aujourd’hui mes très chers ami.e.s (oui j’aime vous appeler comme ça parce que je trouve ça drôle et attachant), j’ai commencé un nouveau job en tant que chargée de communication au domaine de Nully qui se trouve à Nully et je suis heureuse. Heureuse de contribuer à un projet qui a du sens pour moi et pour les autres (on en revient toujours à la même chose). C’est là que je vois que la communication peut être fun, cool, constructive et qu’elle peut contribuer à faire connaitre et grandir de très beaux projets pour faire évoluer le fameux schmilblick. Je vais aider ma région et plus précisément les personnes des villages aux alentours à venir se retrouver dans un coin super chouette pour passer de super bons moments avec de la super musique, des supers animations et plein de super trucs. En fait, je crois que j’ai longtemps tourné autour du pot en me disant que la communication n’était pas pour moi et qu’il fallait que je trouve cette mission, ce pourquoi je suis ici, ce à quoi je dois contribuer, ailleurs. Au final, tout était là mais je n’ai pas appris, on ne m’a pas appris à regarder avec les bonnes lunettes. Quand je serai maman c’est ce que je m’évertuerai à faire : guider mon enfant à reconnaitre et à travailler sur ces trésors intérieurs qui font sa personnalité et donc sa force pour ensuite qu’il puisse aller vers un domaine où il aura ce doux sentiment d’être là où il doit être. Apprendre à se connaître et à travailler sur nos pépites pour ne plus faire l’impasse. Cette newsletter peut vous sembler décalée et tant mieux. Elle n’est autre que le reflet de mes divers personnages tantôt opportunité tantôt ermite. Si elle peut vous aider à accepter les vôtres alors j’en serais ravie. Rien ne sert de vous mettre dans une case, je suis multiple, vous l’êtes aussi et cela peut vous permettre de réaliser et créer toutes sortes de projets. Dîtes oui à votre extravagance et composer avec, cela vous fera du bien. Rien ne vous oblige à la rendre publique, faites le juste pour vous. La morale de tout ça c’est que je pense que tout dépend de notre perception et de comment on nous présente les choses. Parfois il est nécessaire de prendre du recul pour cerner le pourquoi. Et puis faut dire, à force de trop nous mettre dans des boites on peut commencer à se perdre et ne plus voir le pourquoi on fait ce que l’on fait et donc à nous éloigner de qui l’on est profondément. Alors je vous invite mes ami.e.s à faire confiance à ce sentiment qui vous habite et vous incite à prendre le recul nécessaire pour y voir plus clair (si ce sentiment existe en vous). Ça se trouve ce n’est pas si noir que ça. Il faut juste changer de lunettes.



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